Ce musée de village (Musée ethnographique en plein air du Pays d'Oas) est situé à l'entrée de Negresti Oas, en venant de Satu Mare, à 200 m de la route. Il est petit, mais sa situation au bord d'une rivière, lui donne beaucoup de charme. Il a été fondé en 1972.
Il regroupe des maisons typiques de l'habitat de la région et une église. On y trouve exposés, les outils des techniques traditionnelles de l'élevage, de l'agriculture et du travail de la laine.
L'église en bois est celle de Lechinta. Elle date de la première moitié du XVIIe siècle. Comme les maisons, elle présente une haute toiture très pentue.
Une ferme, originaire de Racsa a été installée dans le musée, avec son puits à balancier
Certaines maisons, comme celle de Moiseni, dont le soubassement est souligné par une bande rouge, et un groupe de maisons monocellulaires (avec une seule pièce) de Gherta, sont recouvertes d'un enduit bleu.Elles sont couvertes d'un toit de chaume.
On rencontre encore de nombreuses maisons similaires, tout le long des routes, mais elles ne sont pas spécifiques de cette région, puisqu'on en trouve aussi près d'Halmagiu, au pied du Mont Gaina.Cependant, ce type d'habitat transylvain n'est pas très fréquent.
Même si, après qu'Henri Focillon ait décrit, au XIXe siècle, la Roumanie, comme le Pays des petites maisons blanches, dans toutes les régions, les enduits bleus sur les murs se sont répandus, semble-t-il plus tardivement. Ils n'ont donc pas de caractère ethnologique spécifique, car on en trouve pratiquement dans tout le Pays. Aujourd'hui, un grand nombre de maisons bleues abritent des familles tsiganes, y compris en Oas.
Ce qui caractérise les maisons de l'Oas, c'est surtout le toit de chaume très inclinés et très hauts, sans toutefois atteindre la taille de ceux des maisons des Moti, dans les Monts Apuseni. Elles sont ; la plupart du temps sans cheminée, car elles ont longtemps été grévées d'un impôt très lourd. La fumée débouchait directement sous le toit, dans un grenier où on fumait la viande, pour la conserver.
Beaucoup ouvrent directement sur l'extérieur, parfois la porte est la seule véritable ouvertuer. S'il y a des fenêtres, elles sont minuscules.
Près de la rivière, les moulins à foulon et les tourbillons à lessive fonctionnent encore.
Lorsque nous avons visité le Musée (été 1998), il était le siège d'une production artisanale de tapis et de vêtements de laine.Un moulin à farine et un superbe petit abri à moutons, au toit de chaume, sont implantés près de la rivière. On peut aussi y voir une maison de potier, avec son atelier.
Dans beaucoup de maisons du musée, sont exposés des objets d'art populaire : vêtements traditionnels, céramiques, icônes…
A l'entrée, un petit bâtiment abrite une collection particulière de photos et de céramiques locales.
Des poteries de mariage du Pays d'Oas, aux grands décors floraux amples et harmonieux, dans des tonalités de rouge, jaune et orange, ont fait l'objet d'une grande exposition au Musée du Paysan Roumain à Bucarest à la fin des années 90.
© images E.Roussel, Juby