Les coutumes les plus représentatives sont liées aux grandes fêtes religieuses ou pastorales.
A Noël, les jeunes célibataires, déguisés et masqués (chèvre et ours en Moldavie, cerf en Transylvanie, tous symboles de fécondité) font, en cortège de danse, le tour du village, alors que les enfants chantent des colindes (chants de bons vœux) en agitant une couronne de fleurs et de rubans bariolés (sorcova) et en poussant une petite charrue (plugusorul), signe de richesse. Les Roumains fêtent (célèbrent) entre le 24 décembre et 7 janvier un vaste répertoire de coutumes et croyances religieuses.
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Le jeûne ou carême de Noël commence le 14 novembre quand les femmes mettent à bouillir la vaisselle à nourriture grasse, d'origine animale. Elles prépareront désormais les plats avec de l'huile de tournesol, floarea soarelui (en roumain). A cette époque c'est un péché de danser et chanter. En fait les jeunes gens commencent les sezatoares, ces veillées où les unes filent et les autres chantent car il faut apprendre et répéter les colindes, les chants de quête que l'on produira la nuit de Noël. ATTENTION il est interdit de les chanter dehors déjà. Car celui qui s'y risquerait avant le jour dit verrait sa langue devenir purulente… !
Le 6 décembre représente dans le calendrier chrétien orthodoxe la Saint Nicolas, occasion à la quelle les enfants attendent impatiemment les cadeaux dans leurs chaussures bien nettoyés et cirés la veille. Les parents rajoutent aussi une petite baguette moralisante pour les pitres dans le but de les corriger.
Le 20 décembre le roumains fêtent la saint Ignat et aussi le sacrifice du cochon, qui sera le plat préférentiel des roumains pendant Noel. Il sera transformé en délicieux saucissons et jambons qu'on trouvera sur nos table prochainement.
La dernière semaine de ce carême les femmes regarnissent la maison de propre et de neuf et commencent à préparer la nourriture festive pour les colindatori, les chanteurs quêteurs : sarmale (boulettes de viande enveloppées dans une feuille de chou, cozonaci( brioche garnies)et tant d'autres. Les anciens affirment que autrefois on préparait pour ces quêteurs des petits pains couronnés appelées colâcuti. Ces sont des pains rituels dont la consommation est prescrite dans toutes les circonstances solennelles, notamment dans les banquets funéraires. Ils portent une marque qui signale leur finalité : un sceau au monogramme du Christ ou une croix . Offrir des colaci aux chanteurs quêteurs de Noël fait du don, une offrande rituelle et non seulement une contre prestation que ses colindatori viennent servir, en chantant, à la maisonnée qui les accueille. Abandonner cette pratique et à sa place remettre aux quêteurs une poignée des fruits secs, signifie que l'on perd conscience de la dimension rituelle propre à la prestation et à l'offrande de nourriture servie en retour.
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Le 24 décembre représente la veille du Noël et pour les enfants un gros travail. Les jeunes âgées de 5 à 14 ans vont annoncer dans chaque maison l'ouverture de la série des festivités de cette période. De bonne heure jusqu'à midi ils vont chanter de courtes chansons - ''Mos Ajunul'' et puis ils ne vont recommencer qu'après 18 heures, cette fois-ci pour annoncer, comme les rois mages, la naissance du Christ. Ils vont fabriqué une baguette muni d'une étoile, Steaua, décorée, au milieu, d'une scène de la naissance du Christ et illuminée d'une bougie. Les textes des chansons ont été appris aux enfants par les parents ou les prêtres à l'église et ils sont fiers de montrer aux grandes leurs connaissances.
Le 31 decembre les roumain vont faire des fêtes traditionnelles de fertilité de la terre. Il s'agit, en premier lieu d'une fête païenne 'Plugul'' réalisé par de jeunes adolescents et ''Plugusorul'' qui est réalisé par les enfants. Le texte chanté est le même portant sur des vœux de richesse de la terre et de sa fertilité. Les grands vont pousser une charrue et faire un sillon symbolique dans la cour de chaque voisin. D'autres objets comme les fouets, les clochettes d'animaux produisant des bruits très intenses font partie de leur trousseau. Le soir, le test pluviométrique est mis en route : le calendrier de l'oignon démarre : 12 feuille d'un oignon (représentant les 12 mois de l'année) sont rempli par la même quantité de sel. le lendemain, Le chef de famille estime la quantité d'eau accumulée dans chaque feuille. La feuille la plus remplie sera le mois avec le plus de pluie. Le même soir ont ne doit pas éteindre les lumières dans la maison jusqu'à l'aube et personne ne doit dormir.
Le 6 janvier - le baptême du Christ, ce jour là, on dit que par le baptême de l'eau toutes les rivières de la terre seront bénites. Cette eau bénite a des propriétés thérapeutiques et miraculeuses : guérissons des malades, éloignement des mauvaises pensés et même des sorcelleries.